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Menahot - Le Talmud Steinsaltz T35 (couleur)
Le Talmud Steinsaltz T35
Menahot - Première Partie
Traduit paragraphe par paragraphe
Commenté par le Rabbin Adin Even-Israël Steinsaltz
Edition Drahi - Couleur
Editions Biblieurope
La nouvelle édition du Talmud Steinsaltz en français vise, comme la précédente, à donner accès à chacun, quel que soit son niveau, au texte talmudique – rédigé à l'origine sans ponctuation ni voyelles, dans un style concis, dans un mélange d'hébreu et d'araméen, une langue peu connue de la plupart des lecteurs.
Dans la seconde moitié du 20e siècle, le Rav Steinsaltz zal, faisant œuvre de pionnier, publie en hébreu, puis dans d'autres langues, une édition ponctuée et vocalisée. On y retrouve la correspondance de chaque mot du Talmud, apparaissant en caractères gras, avec des explications, ajoutées en caractères maigres, indispensables pour rendre chaque phrase intelligible et suivre pas à pas le cheminement de la Guemara.
Dans la présente Edition, le texte du Talmud est découpé en paragraphes, traduits au fur et à mesure. Elle inclut un grand nombre d'Etudes et de Halakhot tirées de l'Edition Steinsaltz en hébreu, qui résument les principaux commentaires ainsi que les conclusions des décisionnaires sur chaque thème abordé. Elle est enrichie de nouvelles illustrations.
Elle comprend à la fin de chaque livre le texte original du traité selon l'édition classique de Vilna, avec le commentaire de Rachi – qui, ici, est ponctué et vocalisé – et celui des Tossafot, ponctué lui aussi.
Nous espérons que cette publication atteindra le but recherché par le Rav Steinsaltz zal tout au long de son existence: permettre à chaque Juif de connaître et d'apprécier son héritage ancestral afin de renforcer l'amour de la Tora au sein du peuple.
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Menahot - Première Partie
Le traité Mena‘hot discute des halakhot applicables à diverses offrandes, mais surtout à celles qui proviennent des céréales (blé ou orge), appelées oblations, et aux libations de vin. Ainsi, Mena‘hot est complémentaire de Zeva‘him, lequel traite des règles applicables aux offrandes d’animaux, bétails ou oiseaux. Les deux traités présentent de nombreuses similitudes.
De même qu’il existe plusieurs types d’offrandes de bétail et d’oiseaux, il en va de même des oblations. Ces dernières peuvent être volontaires ou obligatoires et à vocation expiatoire. Un particulier ou la collectivité peuvent les offrir. Tout comme les offrandes d’animaux éminemment saintes sont partagées entre l’autel sur lequel on en asperge le sang et les Cohanim qui en reçoivent la chair, une partie des oblations est offerte sur l’autel (la poignée de farine prélevée) tandis que les restes sont consommés par les Cohanim. Toutefois, cette comparaison a ses limites : si les offrandes d’animaux comportent deux catégories, celles dites de moindre sainteté et celles éminemment saintes, les oblations sont toutes éminemment saintes. C’est pourquoi leur consommation est permise seulement aux Cohanim dans le parvis du Temple.
Mieux encore, les Sages ont établi un parallèle entre les quatre rites essentiels des oblations et les quatre rites essentiels des offrandes d’animaux. Le prélèvement de la poignée de l’oblation correspond à l’égorgement de l’offrande. Dans un deuxième temps, il faut consacrer la poignée en la déposant dans un ustensile du Service, comme on recueille le sang de l’offrande dans un récipient réservé à cet usage. On doit ensuite transporter la poignée consacrée jusqu’à l’autel, ce qui équivaut à apporter le sang jusqu’à l’autel. Enfin, l’offrande de l’oblation se termine par sa combustion sur l’autel et cela correspond à l’aspersion du sang sur l’autel. Quand ces quatre rites ont été accomplis, les restes de la farine de l’oblation deviennent autorisés à la consommation des Cohanim, au même titre que les quatre rites des offrandes d’animaux, une fois réalisés, permettent aux Cohanim d’en consommer la chair. Un manquement dans l’accomplissement de ces quatre rites est susceptible de disqualifier l’oblation comme l’offrande d’un animal.
Editions Biblieurope